Archives pour la catégorie Vins

À la découvert des vins du Portugal façon Winecrawl

Le Portugal est une des plus anciennes régions viticoles au monde. LA plus ancienne région viticole délimitée et réglementée de surcroît ! Et pourtant, on ne connaît pas bien les vins portugais. On connaît bien le porto, certes, mais moins bien les vins tranquilles. Ce qui est dommage, car dans la catégorie qualité-prix, ces vins sont difficiles à battre.

Lors d’une soirée média format winecrawl, j’ai eu le plaisir de déguster plusieurs excellents vins, dont un bon nombre de blancs. Quand on pense vin blanc portugais, on pense normalement au vinho verde. Mais il n’y a pas que ça ! La soirée était animée par le sommelier Alain Bélanger qui commenté de mains de maître les dégustations.

La liste complète des vins dégustés est à la fin de l’article avec des liens vers le site de la SAQ. Voici mes coups de coeur de la soirée.

Lors de notre premier arrêt au Hambar, un rosé et deux blancs étaient en dégustation. Avec le ceviche de crevettes, le Lourerio du Vinho Verde était l’accord parfait. Ses notes de lime / citron étaient parfaites pour s’accorder avec l’acidité du ceviche. Fait de 100 % Lourerio, c’est très frais en bouche et une bonne dose d’acitidé quoique bien contrôlé. Aucun gaz carbonique contrairement à plusieurs Vinho Verde. Et si vous ne connaissez pas le Hambar, bel endroit pour prendre un verre de vin et la planchette de charcuterie est vraiment top !

Au deuxième arrêt, au Jellyfish crudo + charbon, 3 vins blancs étaient à l’honneur. Celui de la région du Bairrada est celui qui m’a le plus intrigué. Fait par un des producteurs les plus connus, Luis Pato, le Vinha Velhas était une belle découverte. Assemblage un peu éclectique de 50 % Bical, 25 % Cerceal et 25 % de Sercealinho. Si vous ne connaissez aucun de ces cépages, vous n’êtes pas seul ! Le Portugal à 250 cépages indigènes. C’est énorme ! Ce vin, en bouche, était un peu gras, mais avec une belle pointe d’acidité. Pour ceux qui aiment des notes de fruits exotiques, vous serez servie avec le Casa Ferreirinha Planalto Reserva. Fait de 35 % Viosinho, 15 % Codega, 15 % Gouveio et 15 % Malvasia fina. Encore une fois, plein de nouveaux et bons cépages. Caramboles et autres fruits exotiques en bouche. Très agréable ! Avec le plat de pieuvre tempura, le Vinha Velhas était l’accord parfait pour moi. Première fois que j’allais au Jellyfish et ça ne sera pas la dernière fois. Cool spot et des plats intéressants et tout ça, dans un coin du vieux où il n’y a pas beaucoup de bonnes adresses !

C’est au troisième arrêt, Chez Helena, que nous avons pu déguster 5 rouges. Servis avec 2 plats empreints de saveurs du Portugal, les rouges étaient vraiment mis en valeur. Pour ceux qui aiment découvrir des cépages, le Cortes de Cima Touriga Nacional qui est 100 % Touriga Nacional était très étonnant ! Ce cépage est d’ailleurs plutôt tendance d’après Alain. Mais mon accord coup de coeur était le Quinta de Foz Arouce et le jarret de veau. Avec gras de la viande et la sauce réduite au point d’être caramélisée, le vin s’accordait parfaitement. Le côté un peu plus rond du vin venait s’accrocher au côté caramélisé de la sauce. Et les tanins, souple tout de même, supportait très bien la viande. Bref, mon genre de plat et mon genre de vin !

Le dernier arrêt à l’hotel Gault avait un excellent vin de dessert. Je suis un fan de Rivesaltes ambré, mais malheureusement, c’est impossible d’en trouver à la SAQ. Le José Maria da Fonseca Moscatel de Setúbal présente certaines choses que je chercherais dans le Rivesaltes. Pas trop alcoolisé, juste assez sucré et parfait pour le dessert fait par la Maison Christian Faure. À prix plus que doux, c’est vraiment un très beau vin de dessert. S’accorderait parfaitement avec un fromage bleu !

Merci à Sopexa et à Alain Bélanger pour une belle soirée de découverte et pour les magnifiques explications et notes de dégustation. Y’a sérieusement de très bons vins au Portugal !

Liste des vins dégustés :

Rosé:

Casal Garcia 2016

Blanc :

Luis Pato Vinha Velhas 2016

Casa Ferreirinha Planalto Reserva 2016

Esporao Reserva 2016

Quinta De Gomariz Loureiro 2015

Quinta das Marias Encruzado 2015

Rouge :

Niepoort Dao Rotulo 2014

Espiga Reserva ( Importation privée chez divinparadis.com )

Quinta de Foz Arouce 2012

Pombal do Vesuvio 2015

Cortes de Cima Touriga Nacional 2014

Dessert :

Bacalhoa Moscatel de Setubal

À la découverte du Prosecco

Avec l’été finalement à notre porte, l’Apérol Spritz est un incontournable sur ma terrasse. Et qui dit Apérol Spritz dit Prosecco ! On connaît bien ce cocktail, mais connaissons-nous bien le Prosecco ?

Produit dans le nord-est de l’Italie, le Prosseco est un DOC (Domination d’Origine contrôlée). Un DOC, par défitinition, implique des contraintes et des classifications. Une des contraintes est que le Prosseco doit être fait d’un minimum de 85 % du cépage Glera. Contrairement au Champagne et au Franciacorta, la seconde fermentation est faite en cuve d’inox selon la méthode Martinotti. Le Prosecco se décline en trois catégories :

  • Spumante : effervescent, ceci représente 76 % de la production
  • Frizzante : perlant, ceci représente 23 % de la production
  • Tranquillo : tranquille (aucune bulle), ceci représente 1 % de la production

Le spumante se décline aussi en Brut (0-12g/l de sucre résiduel), Extra dry (12-17g/l de sucre résiduel) et Dry (de 17-32g/l de sucre résiduel).

Et dernière pièce d’information, le Prosecco est de plus en plus populaire. Sa production a pratiquement doublé dans les dernières années !

Lors de deux événements distincts organisés par le DOC Prosecco et la chambre de commerce italienne de Montréal, j’ai eu la chance de goûter à beaucoup de bon Prosecco. Bon nombre d’entre eux ne sont pas encore disponibles au Québec. C’était d’ailleurs la raison du premier événement, trouver un distributeur pour leur produit ! Je n’ai aucun doute que certains d’entre eux se retrouveront très prochainement au Québec. Voici deux produits qui le seront fort probablement.

La Jara produit non seulement des Prosecco top, mais ils sont végétaliens ! Cela peut en surprendre plusieurs, mais d’office, les vins ne sont pas végétaliens dus principalement à l’utilisation de certains produits animaux lors de la clarification du vin. J’ai goûté aux deux et le extra dry est vraiment à mon goût. Frais en bouche, de bonnes bulles franches et surtout, une belle rondeur. Bien hâte de voir cela ici !

Le deuxième coup de coeur provient d’un jeune vigneron. Le domaine produit deux excellents Prosecco. Le produit qui m’a attiré est le Colfondo. À proprement dit, ce n’est pas un Prosecco (ce n’est pas un DOC), mais quel beau produit. Très peu de bulles, fermenté en deux temps, une en cuve et une en bouteille sur lie. Le vin est trouble et très sec (0g/l de sucre résiduel). Assez intéressant comme produit !
Il y a plusieurs excellents Prosecco en SAQ et en voici deux. Pour l’Apérol Spritz, le Zonin  est un excellent choix. Dans la même gamme de prix, le Fiol serait aussi bon en apéro qu’en Sprtiz.
Disponible uniquement dans le temps des fêtes, le Bottega Gold est tout indiqué pour célébrer ! C’est frais, sec et festif.

Si vous cherchez de bonnes bulles à petit prix, c’est difficile de battre le ratio qualité prix du Prosecco. Si vous avez un Prosecco préféré, merci de le partager avec nous !

Ateliers et Saveurs: à la découverte des vins du sud-ouest

J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de l’atelier tout sur une région à Ateliers et Saveurs. L’accent de cette série de soirées est la région du sud-ouest de la France. Et en particulier, le Madiran et la côte de Gascogne. Deux régions qui ne font pas souvent partie des conversations sur le vin et c’est dommage. Il y a beaucoup de beaux vins issus de cette région de la France.

La côte-de-Gascogne produit majoritairement du blanc et ses I.G.P blancs sont les plus exportés au monde ! Il y a beaucoup de cépages dans cette région, mais les principaux sont le colombard, gros manseng, ugni-blanc, chardonnay et le sauvignon blanc. 85 % de la production de la région est en vin blanc. Nous avons dégusté la Gascogne d’Alain Brumont. Vin qui se retrouve dans l’ensemble des SAQ et qui est parfait pour l’apéro ou un bel après-midi au soleil sur la terrasse.
Si la côte-de-Gascogne offre majoritairement du blanc, c’est une tout autre histoire pour le Madiran. 100 % de la production du Madiran est en rouge ! Le cépage emblématique de la région est le tannat. Et qui dit tannat dit tannin. Nous avons ici des vins forts en tannins, mais bien faits et bien équilibrés. J’ai été déstabilisé par l’accord au dessert. Un vin 100 % tannat très tannique avec un brownie servi sur une crème chantilly avec des crumbles de bacon. Vraiment surprenant et bien réalisé !

Le déroulement de la soirée est très convivial. Six vins sont offerts en dégustation en accord avec 3 bouchées. La discussion est ensuite ouverte pour aider à comprendre et échanger sur les accords entre les vins et les bouchées. Des infos sur la région font aussi partie de l’atelier ce qui aide aussi a comprendre les accords. Fait important à noter, tous les vins dégustés lors de la soirée sont disponibles à la SAQ. Donc, si vous avez un coup de coeur pour un vin, nul besoin de faire mer et monde pour le retrouver !

Les ateliers sont offerts tant à Montréal qu’à Québec. Voici la liste des dates pour les ateliers. Faites vite, certaines soirées semblent déjà pleines !

Montréal :

Mardi, 13 juin
Jeudi, 20 juillet
Lundi, 25 septembre

Détails ici pour les ateliers de Montréal

Québec :

Mercredi, 14 juin
Mercredi, 19 juillet
Lundi, 18 septembre

Détails ici pour les ateliers de Québec

Bonne découverte !

Le Franciacorta, sublimes bulles de Brescia en Lombardie

Il y a beaucoup d’appellations en Italie. 550 pour être précis (I.G.T, D.O.C et D.O.C.G.). Même si 110 de ces appellations représentent 90 % du marché de vins en Italie, il y a beaucoup de très petites, et bonnes appellations. Il y a une volonté de réduire ce grand nombre d’appellations, mais ce n’est pas demain la veille ! De ces petites appellations, une était le focus d’une présentation coanimé par Guénaël Revel (aka Monsieur Bulles) et un producteur Riccardo Ricci Curbastro: le franciacorta. Si vous ne connaissez pas ce D.O.C.G., c’est assez normal, les Italiens consomment 88 % de sa production ! Ce qui laisse un maigre 12 % pour son exportation. Et lorsqu’on réalise que la production totale du Franciacorta représente seulement 5 % de ce qui se produit comme volume en Champagne, nous comprenons rapidement pourquoi il est difficile d’en trouver sur nos tablettes !

C’est le premier D.O.C.G. de bulles italiennes fait avec la méthode traditionnelle (i.e. méthode champenoise). C’est d’ailleurs la principale différence entre le Franciacorta et le Prosecco. Le Prosecco étant fait selon la méthode Charmat pour réduire le coût de production.

Le Franciacorta est décliné en brut et en satèn. Le brut est fait d’assemblage chardonnay, pinot noir et pinot blanc. Le satèn est quant à lui limité soit au chardonnay exclusivement ou un assemblage de chardonnay et pinot blanc. Le pinot blanc ne pouvant dépasser le 50 % dans le satèn.
Le brut de Ricci Curbastro avait un nez vif et très frais. Ceci se confirmait en bouche, vif avec une bonne note d’acidité. Très peu de sucre et des bulles tout en finesse. Le satèn de Ricci Cubastro est plus rond que le brut. Il se rapproche d’un blanc de blanc et donc, tombe en plein dans mes goûts. Il est plus riche au nez et plus rond en bouche avec quelques notes pâtissières. Vraiment top comme bulles. Je ne suis pas l’expert des bulles, mais Guénaël oui. Et selon lui, le Franciacorta est dans le top des bulles. Et je suis bien d’accord avec lui! Il y a une petite sélection de Franciacorta à la SAQ et le satèn de Ricci Cubastro s’y retrouvera très prochainement. Mais il faudra faire vite, car moins de 1000 bouteilles seront disponibles pour l’ensemble du Québec ! Et à moins de 50$, c’est clair que ça va partir très rapidement !

Très beau produit à découvrir et si vous avez des amateurs de Champagne dans votre entourage (ou des curieux du vin), ils vont apprécier le Franciacorta.

Quand les vins d’Alsace se font gourmands!

Lors d’une soirée particulièrement pluvieuse, j’ai eu le plaisir de déguster des bons vins lors de l’événement Alsace Gourmande. Doublement chanceux, car la dégustation comportait aussi un élément ludique, la préparation d’un plat emblématique de l’Alsace sous les judicieux conseils de Lesley Chesterman ! C’était aussi la première fois que je retournais à l’académie culinaire depuis mon cours de technique de bases. Toujours drôle de revoir la station où j’ai appris beaucoup de choses sur la cuisine !
Les vins d’Alsace étaient tout indiqués pour une journée grise, des vins qui apportent de la fraicheur et oui, du soleil dans nos verres. La région produit principalement du blanc qui représente non moins de 90 % de sa production. Le vin tranquille représente 77 % de la production alors que 23 % sont destinés aux bulles (les crémants). Les vendanges sont à 90 % manuelles !

Deux maisons étaient présentes : Willm et Wolfberger. Du côté de Wolfberger deux crémants étaient offerts en dégustation ainsi qu’un assemblage de muscat, riesling et pinot gris. Le crémant d’Alsace est un peu plus léger règle générale que le champagne et il est beaucoup plus abordable ! Si vous cherchez de bonnes bulles avec un ratio qualité prix hors pair, les crémants d’Alsace devraient faire partie de votre liste ! Le crémant brut est parfait en apéro. Avec son nez floral et des notes de pêche et d’abricot en bouche, c’est frais et bien fait. Et à 19.10$, c’est une aubaine ! Nous avons aussi eu la chance de déguster un crémant vieilles vignes du millésime 2012 issu d’un assemblage de pinot blanc, chardonnay et riesling. Magnifique, mais malheureusement non disponible en SAQ.

Du côté Willm, deux excellents produits bien connus des Québécois étaient présents. Le pinot blanc réserve 2016 avec ce qui me semble être de la poire au niveau olfactif et une belle acidité en bouche. Droit, bien fait et à un très bon prix à 15.15$. Le pinot gris, l’autre vin que je connais bien, est arrivé en même que le plat de la soirée. Avec beaucoup d’aide de Lesley, nous avons été capables de faire de magnifiques tartes flambées ! De la crème fraiche, des oignons, du lardon et du fromage déposé sur une pâte à pizza, c’est très bon. Ce qui est encore mieux, c’est d’avoir un bon verre de vin blanc comme accompagnement et le pinot blanc était parfait dans ce rôle.
Deux autres vins ont attiré mon attention. Le gewurztraminer clos Gaensbroennel 2013 qui a été servi au dessert était époustouflant. Le nez de fruits exotiques et des aromes de fruits exotiques et d’épices en bouche. Beaucoup de finesse dans ce vin, genre de truc qu’on aimerait trouver régulièrement à la SAQ.

À noter la création aux pommes de Lesley à l’avant plan. Vous saviez qu’elle était pâtissière avant d’être critique culinaire?

Le deuxième arrive à point pour l’été. L’Alsace produit quand même 10 % de cépage rouge et c’est principalement du pinot noir comme cépage rouge. Le pinot noir rosé avec son nez de fraise et de framboise et plutôt sec en bouche et parfait pour une belle journée ensoleillée sur la terrasse. Ce produit vient d’arriver à la SAQ en quantité limitée alors c’est le temps d’en faire le plein avant la saison d’été !
Si vous ne connaissez pas les vins d’Alsace, c’est le moment idéal pour en faire la découverte.

Découvertes vins: le Chili et l’Alsace

Le mois d’octobre a apporté plusieurs belles découvertes côté vin! En débutant par une belle dégustation privée des produits Arboleda du Chili. Trois produits sont disponibles en SAQ: un chardonnay, un sauvignon blanc et un cabernet-sauvignon. Les trois sont bien faits, mais le chardonnay 2015 a volé la vedette pour moi! Vignes cultivées dans un climat maritime. Fermentation avec des levures naturelles dans des fûts de chêne français. Élevé par la suite pendant 10 mois dans des fûts de chêne français. Le résultat? Un beau vin, frais, franc et équilibré. En bouche, une acidité vive et une pointe minérale. Et le tout, avec très peu de sucre résiduel, pour ceux qui sont très soucieux de cet aspect dans les vins.

Chardonnay Arboleda

Mais le clou de la soirée pour moi, un superbe syrah 2014 qui n’est malheureusement pas (mais bientôt?) à la SAQ. J’aime beaucoup le syrah surtout ceux de la vallée du Rhône. Et je retrouve le même plaisir à boire celui d’Arboleda ! Fermentation en cuve d’inox avant de passer 12 mois en fût de chêne français dont 10% neuf. Le résultat est une bonne représentation de ce que peut donner le syrah en sol chilien. Au nez, des fruits rouges et des épices. En bouche, on retrouve les fruits rouges, des tanins souples et moyennement longs en bouche. Vraiment top! Chère SAQ, à quand ce beau produit sur nos tablettes?

De beaux vins du nouveau monde très bien faits et à essayer si vous ne connaissez pas.

Les vins Arboleda

Les vins d’Alsace, c’est plus que les Pfaff et Willm. Ce sont de bons vins, mais il y a encore mieux! Il y avait pas mal de vins à essayer lors de la soirée de dégustation des vins d’Alsace. Voici mes coups de coeur.

Le maître de chai avait un superbe muscat grand cru Saering 2014 sec du domaine Dirler-Cadé en dégustation. Quel plaisir de boire un beau muscat sec! Vin très élégant, un peu de minéralité, mais surtout, tant au nez qu’en bouche, de belles notes d’abricots. Top! En importation privée seulement. Le Riesling Belzbrunnen du Domaine Dirler-Cadé est lui disponible en SAQ et là aussi, c’est un très beau vin. Un vin rond et frais avec de belles notes fruitées et une petite pointe d’acidité à la fin.

Riesling Belzbrunnen à la SAQ

Maître de chai

Avec l’approche des fêtes, plusieurs pensent déjà au champagne. Mais il n’y a pas que le champagne, il y a aussi de beaux Crémants d’Alsace! Mon coup de coeur revient à celui présenté par Oenopole. Le crémant du Domaine Barmès-Buecher 2013 est celui que j’ai goûté. Les bulles sont fines et persistantes. C’est frais, floral avec une bonne finale en bouche. Une belle acidité, mais bien contrôlé. Très belles bulles et à 27$ c’est plus abordable que du champagne!

Crémant d’Alsace Barmès-Buecher à la SAQ

Oenopole

Bonnes découvertes!

Lancement épique pour le vin Epica

J’étais très intrigué à la réception de mon invitation au lancement du nouveau vin Epica. De un, il s’agit d’un nouveau vin chilien et ça, c’est toujours intéressant surtout ici au Québec. De deux, en quoi l’événement serait épique ?img_20160928_184630img_20160928_182738-01C’est l’emplacement qui a rendu ce lancement épique ! La soirée se déroulait à la tour de Lévis dans le Parc Jean-Drapeau. Magnifique emplacement avec une vue à couper le souffle sur Montréal. Sérieusement, si vous cherchez une salle unique pour vos événements, vous devez penser à celle-ci. Tout simplement épique !epica_2016-3Crédit photo Vins Danduran

Le vin epica s’insère bien dans le vaste catalogue de Vins Dandurand. Vous ne connaissez peut-être pas le nom l’importateur, mais vous connaissez leurs vins. Chapoutier, Geroges Duboeuf, Pfaff, Frescobaldi, Ménage à trois et j’en passe ! Ce qui nous amène à leur dernière addition : Epica Red Blend. Vin rouge élaboré de 90 % carbernet sauvignon, 5 % carménère et 5 % syrah. Le cabernet sauvignon provient des vallées de Maipo et Colchagua tandis que le carménère et syrah proviennent de la vallée du Maule. Au nez, beaucoup de fruits rouges. En bouche, un tout petit peu de poivron vert, beaucoup de cerises et de la vanille. Pas trop corsé et avec une longueur moyenne en bouche. Ça se boit très bien et c’est plutôt racoleur comme vin. Contiens 13g/l de sucre résiduel. C’est un vin qui va facilement trouver preneur, comme le démontre les ventes à la SAQ dans ce profile de vin. Ce n’est pas tout à fait mon genre de vin, mais dans cette catégorie de vin, c’est bien fait et à un prix assez doux (moins de 15$).  Si vous êtes amateur de vin fruité, un peu sucré, voir même confituré, vous serez servis à souhait !

Epica Wines
Vins Philippe Danduran

3 suggestions vin post Garnacha Day!

Le 16 septembre, c’était le Garnacha day. Une journée en l’honneur d’un des cépages rois de l’Espagne! Pour célébrer cet événement, nous avons été conviés à une dégustation de différentes bouteilles de garnacha au resto Tapas 24. Quoi de mieux que jumeler paëlla et Garnacha! Non seulement celle-ci était énorme, mais juste parfaite pour accompagner les belles bouteilles de la soirée.
img_20160915_181953-enhancedimg_20160915_183722-enhanced7e cépage le plus cultivé au monde, c’est un des cépages les plus présents en Espagne. Seul le tempranillo et le bobal devance le grenache en Espagne. Capable non seulement de produire de beaux vins fruités et juteux, mais aussi des vins plus costauds! Assez versatile comme cépage. Et pas présent seulement en Espagne. Le châteauneuf-du-pape, en France, est fait principalement de grenache. Le grenache se décline autant en blanc qu’en rouge. Je vous présente, trois découvertes.
img_20160915_174243Voici ma découverte de la soirée: la miranda secastilla garnacha blanca. 100% Grenache blanc avec un passage en fût de chêne français. C’est frais en bouche, bonne longueur, pomme verte au nez et en bouche. Sublime! Tristement en importation privée seulement chez Univins. J’exige qu’on puisse trouver ce genre de beau produit à la SAQ!

Parlant de la SAQ, voici deux belles bouteilles 100% grenache qu’on peut y trouver. La première, Beso de Vino Old Vine. Oui, 2014 c’est un peu jeune pour un vin espagnol, mais c’est fruité et souple. Passablement de fruits au nez et en bouche avec une finale pas trop longue et souple. Beau ratio qualité prix.
img_20160915_204022-enhancedPour le deuxième, un peu plus de matière! Le Bodegas Paniza Vinias Viejas de Paniza offre un bon 14% d’alcool, typique des vins plus costauds de l’Espagne! Quand même un peu jeune pour une vieille vigne, mais prêt à boire. Si vous aimez un beau mélange de fruit et de bois avec une bonne et longue finale, voici le vin tout indiqué!

Il y a beaucoup de belles choses en Espagne avec des prix assez doux compte tenu de la qualité du produit. Le grenache, et selon moi, plus versatile que le Tempranillo. Reste à parler du bobal mais ça, c’est pour un autre billet! Bonne dégustation!

Vallée du Rhône et Burger, mes trois coups de coeur!

J’adore les vins de la vallée du Rhône. Il y a beaucoup de variété entre la région du nord et du sud. Mais peu importe la région d’où il provient, ils sont bien faits! Lors d’une soirée média, j’ai eu la chance de goûter à plusieurs beaux vins jumelés à de succulents burgers ayant fait partie du burger week. Marie-Hélène Boisvert, notre sommelière pour la soirée, nous présente la vallée du Rhône un peu comme Montréal-Québec. Il y a deux régions très différentes l’une de l’autre qui longent un cours d’eau. Au nord, le cépage maître est le Syrah. C’est à ce cépage qu’on doit, entre autres, les appellations Côte-Rôtie, St-Joseph, Crozes-Hermitage et Hermitage entre autres. Au sud, la variété des cépages est beaucoup plus grande, mais beaucoup de GSM (Grenache-Syrah-Mourvèdre) s’y trouve. On retrouve entre autres les appellations Côtes-du-Rhône, Châteauneuf-du-pape, Gigondas et Vacqueyras. Ça fait beaucoup de bon jus ça!

img_20160908_174047

Voici mes coups de coeur des vins dégustés lors de la soirée.

Brotte SA, la fiole, Côtes-du-Rhône 2014

Fait de 85% grenache et 15% syrah, c’est un beau vin à moins de 20$! Je détecte un peu de fruits configurés ainsi que quelques notes épicées dues au Syrah. C’est rond, mais avec quand même de la matière. Plutôt court en bouche.

Cave de tain, Crozes-Hermitage 2014

Pour moi, le Crozes-Hermitage est LE vin parfait pour accompagner un plateau de charcuteries sur une belle terrasse ensoleillée. Et celui-ci serait parfait! Belle présence de cerise autant au nez qu’en bouche. Et avec une acidité claire en bouche, c’est frais comme vin rouge. 100% Syrah et 100% plaisir!

Maison Gabriel Meffre, Vacqueyras 2013
Importation privée chez Élixirs

Et ça, ici, c’est pour moi LE vin de la soirée. C’est fin, élégant, rond et soyeux. Je détecte en bouche des notes de cerise et de réglisse. L’acidité est très bien contrôlée. Un superbe produit en importation privée uniquement (malheureusement!). Le Gigondas de la Maison Gabriel Meffre est par contre à la SAQ et ça mérite que j’y goûte. S’il est aussi bien fait que le Vacqueyras ça serait une excellente découverte!

Une chose que j’ai apprise, à ma grande surprise, lors de la soirée. En dégustant un Luberon blanc, je discutais avec Laure, la représentante de la Vallée du Rhône. Elle me disait que la majorité du vin Luberon est en fait rosé et non blanc ou rouge. Et pourtant, nous n’avons AUCUN Luberon rosé à la SAQ. Quel dommage!

Et côté bouffe, nous avons été choyés au resto Monsieur+Bar. Nous déguster trois burgers en compétition pour le burger week. Le burger du Burger Royal avec du havarti fumé, un aioli de foie gras et une duxelles était en accord parfait avec les vins de la Vallée du Rhône.
img_20160908_185647

Si vous ne connaissez pas les vins de la Vallée du Rhône, je vous invite fortement à y goûter!

Bù et Jessica Harnois à la rescousse des vins d’épicerie!

Depuis toujours, trouver un vin potable en épicerie était un défi. Quand on y trouve du notre vin maison ou du Aufkellereien, nous savons que ce n’est pas ce soir qu’on va se gâter ! En début d’année, une vieille loi sur l’alcool a été modifiée avec le projet de loi 88. Entre autres, cette loi empêchait l’identification des cépages contenus dans le vin. Comme vous pouvez l’imaginer, ce genre de loi restreint énormément l’offre d’alcool qu’on peut trouver en épicerie. Ce changement est déjà amorcé et c’est d’ailleurs le cas avec la nouvelle gamme de vins Bù signée Jessica Harnois. Est-il maintenant possible de trouver un bon vin à l’épicerie ?

Lors de la soirée médiatique pour le lancement des vins, nous avons eu une dégustation commentée par Jessica de ses trois vins. Sans grande surprise, il s’agit de vins qui arrivent en vrac au Québec. Ce n’est pas une mauvaise chose et d’ailleurs, quelques vins à la SAQ arrivent aussi en vrac (voir la liste ici : http://clubdgv.blogspot.ca/2014/03/liste-des-vins-importes-en-vrac-vendus.html ) ! Donc, la table est mise, il s’agit de vin de consommation courante et rapide. Les vins nous sommes présentés comme étant sans prétention tout en offrant un produit de qualité. Et c’est exactement ce qu’on retrouve dans le verre. Sans être renversant comme vin, c’est agréable à boire. Fait à noter que tous les vins se trouvent sous la barre des 15$. Les trois proviennent de l’Italie.

Le Bù Splendido provient des Pouilles et est fait à base de Chardonnay et Fiano. Nez floral et de pomme jaune, goût floral et un tantinet sucré. Servi froid, c’est bon pour l’apéro. Acidité vive et moyennement long en bouche.

Le Bù Glissando provient de la Sicile. Un assemblage peu commun de Nero d’Avola et de Merlot. Nez de petits fruits surtout de cerise noire. En bouche, goût de cerise, fruité et une finale moyennement tanique. Un peu de fraicheur apportée par le Merlot.

Le Bù Vivere  provient de Marche. Fait à 100 % de Sangiovese. Nez fort en mures. En bouche un peu d’épices mais c’est bien dosé. Bonne acidité, un peu de notes de fruits rouges et une petite finale tanique.

Somme tout, trois vins bien faits et disponibles à plus de 8000 points de vente incluant la SAQ ! Les choses vont changer très rapidement comme offre de vins en épicerie et ceux de Bù sont un très bon départ. Alors, oui, nous avons maintenant enfin accès à des vins d’épicerie digne d’être « Bù » !