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À la découvert des vins du Portugal façon Winecrawl

Le Portugal est une des plus anciennes régions viticoles au monde. LA plus ancienne région viticole délimitée et réglementée de surcroît ! Et pourtant, on ne connaît pas bien les vins portugais. On connaît bien le porto, certes, mais moins bien les vins tranquilles. Ce qui est dommage, car dans la catégorie qualité-prix, ces vins sont difficiles à battre.

Lors d’une soirée média format winecrawl, j’ai eu le plaisir de déguster plusieurs excellents vins, dont un bon nombre de blancs. Quand on pense vin blanc portugais, on pense normalement au vinho verde. Mais il n’y a pas que ça ! La soirée était animée par le sommelier Alain Bélanger qui commenté de mains de maître les dégustations.

La liste complète des vins dégustés est à la fin de l’article avec des liens vers le site de la SAQ. Voici mes coups de coeur de la soirée.

Lors de notre premier arrêt au Hambar, un rosé et deux blancs étaient en dégustation. Avec le ceviche de crevettes, le Lourerio du Vinho Verde était l’accord parfait. Ses notes de lime / citron étaient parfaites pour s’accorder avec l’acidité du ceviche. Fait de 100 % Lourerio, c’est très frais en bouche et une bonne dose d’acitidé quoique bien contrôlé. Aucun gaz carbonique contrairement à plusieurs Vinho Verde. Et si vous ne connaissez pas le Hambar, bel endroit pour prendre un verre de vin et la planchette de charcuterie est vraiment top !

Au deuxième arrêt, au Jellyfish crudo + charbon, 3 vins blancs étaient à l’honneur. Celui de la région du Bairrada est celui qui m’a le plus intrigué. Fait par un des producteurs les plus connus, Luis Pato, le Vinha Velhas était une belle découverte. Assemblage un peu éclectique de 50 % Bical, 25 % Cerceal et 25 % de Sercealinho. Si vous ne connaissez aucun de ces cépages, vous n’êtes pas seul ! Le Portugal à 250 cépages indigènes. C’est énorme ! Ce vin, en bouche, était un peu gras, mais avec une belle pointe d’acidité. Pour ceux qui aiment des notes de fruits exotiques, vous serez servie avec le Casa Ferreirinha Planalto Reserva. Fait de 35 % Viosinho, 15 % Codega, 15 % Gouveio et 15 % Malvasia fina. Encore une fois, plein de nouveaux et bons cépages. Caramboles et autres fruits exotiques en bouche. Très agréable ! Avec le plat de pieuvre tempura, le Vinha Velhas était l’accord parfait pour moi. Première fois que j’allais au Jellyfish et ça ne sera pas la dernière fois. Cool spot et des plats intéressants et tout ça, dans un coin du vieux où il n’y a pas beaucoup de bonnes adresses !

C’est au troisième arrêt, Chez Helena, que nous avons pu déguster 5 rouges. Servis avec 2 plats empreints de saveurs du Portugal, les rouges étaient vraiment mis en valeur. Pour ceux qui aiment découvrir des cépages, le Cortes de Cima Touriga Nacional qui est 100 % Touriga Nacional était très étonnant ! Ce cépage est d’ailleurs plutôt tendance d’après Alain. Mais mon accord coup de coeur était le Quinta de Foz Arouce et le jarret de veau. Avec gras de la viande et la sauce réduite au point d’être caramélisée, le vin s’accordait parfaitement. Le côté un peu plus rond du vin venait s’accrocher au côté caramélisé de la sauce. Et les tanins, souple tout de même, supportait très bien la viande. Bref, mon genre de plat et mon genre de vin !

Le dernier arrêt à l’hotel Gault avait un excellent vin de dessert. Je suis un fan de Rivesaltes ambré, mais malheureusement, c’est impossible d’en trouver à la SAQ. Le José Maria da Fonseca Moscatel de Setúbal présente certaines choses que je chercherais dans le Rivesaltes. Pas trop alcoolisé, juste assez sucré et parfait pour le dessert fait par la Maison Christian Faure. À prix plus que doux, c’est vraiment un très beau vin de dessert. S’accorderait parfaitement avec un fromage bleu !

Merci à Sopexa et à Alain Bélanger pour une belle soirée de découverte et pour les magnifiques explications et notes de dégustation. Y’a sérieusement de très bons vins au Portugal !

Liste des vins dégustés :

Rosé:

Casal Garcia 2016

Blanc :

Luis Pato Vinha Velhas 2016

Casa Ferreirinha Planalto Reserva 2016

Esporao Reserva 2016

Quinta De Gomariz Loureiro 2015

Quinta das Marias Encruzado 2015

Rouge :

Niepoort Dao Rotulo 2014

Espiga Reserva ( Importation privée chez divinparadis.com )

Quinta de Foz Arouce 2012

Pombal do Vesuvio 2015

Cortes de Cima Touriga Nacional 2014

Dessert :

Bacalhoa Moscatel de Setubal

Smoke Show: sauce épicée fumée faite à Montréal

La sauce piquante est pour moi, un des condiments essentiels. Comme chaque sauce apporte quelque chose de différent, rares sont ceux qui n’en ont qu’une. J’ai eu le plaisir de recevoir une sauce de la compagnie Smoke Show pour y goûter. Pour quelqu’un qui tripe sauce piquante, goûter une nouvelle sauce c’est du pur bonheur !

La sauce est à base de jalapenos et donc, pas trop épicée. Elle a un kick mais on est loin d’une sauce à base d’habaneros ou scotch bonnet. Ceci n’est pas une mauvaise chose, loin de là ! Je préfère une sauce savoureuse à une sauce qui est simplement très piquante. Le goût est fumé, sucré avec une pointe d’acidité. Un bon goût de moutarde s’ajoute à tout ça. C’est une sauce qui s’apparente à la El Yucatero sauce piquante noire. Sans être aussi épicée que la El Yucatero, qui est à base de habaneros, elle présente un goût fumé plus balancé. J’ai testé la Smoke Show avec deux plats.
Le taco de porc était mon premier test. J’ai fait mariner le porc dans un mélange de jus d’ananas, sauce soya, ail et piment super chili. La sauce est un match parfait pour du porc cuit au BBQ. J’ai souvent utilisé de la tabasco chipotle pour des tacos, entre autres, mais celle-ci est vraiment tout indiqué pour ce genre de plat. La photo des tacos ne rend malheureusement pas justice au goût !
Le deuxième test était avec un steak. Je suis un fan d’une sauce piquante fumée pour un steak et la Smoke Show est parfaite ici ! Si vous trouvez la El Yucatero black sauce trop épicée, vous allez aimer la Smoke Show. Je pourrais littéralement noyer le steak dans la sauce tellement c’était bon !

L’été, c’est relativement facile d’obtenir un goût fumé avec une viande. Le BBQ faisant une bonne job à ce niveau surtout si vous utilisez un smoke box ou du charbon. Par contre, l’hiver, bon nombre de nous cessons de faire du BBQ. Et c’est là qu’une sauce fumée prend tout son sens. Façon rapide et savoureuse de retrouver un goût de fumé sans avoir recours à un BBQ ni à du liquide smoke. Vous pouvez trouver la sauce dans plusieurs endroits à Montréal. Plus d’info par ici : http://smokeshowsauce.com/fr/

Un gros merci à Smoke Show pour les échantillons et surtout, good job !

Kamehameha: snack bar Hawaïen, Poke et histoire de SPAM!

Le poke bol est tendance à Montréal. Quand on pense que A&W et la cage aux sports se mettent à faire des pokes bols, on comprend que c’est très noté comme tendance. Le nouveau snack bar Kamehameha prend le pari que le maché n’est pas encore saturé. L’équipe derrière ce snack bar est la même que celle qui est derrière le Red Tiger. Ils ont donc de l’expérience et la connaissance pour pouvoir bien diriger le Kamehameha. Le look de l’endroit est aussi très tendance en suivant un style à l’esthétique Wes Anderson (le film Grand Hotel Budapest pour être plus précis). Visiblement, 2017 sera l’année du poke, des tiki bars et de Wes Anderson.
La carte est plutôt courte, mais ciblée pour l’ouverture de l’endroit. Plusieurs pokes dont deux options végétaliennes, beignes, smoothies, cornets de crème glacée et le snack utltime hawaïen, le spam musubi ! Un poke, à la base, c’est un plat de poisson cru assaisonné. Historiquement, les pêcheurs hawaïens utilisaient les retailles de leur prise pour concocter des snacks. Ces snacks étaient fortement influencés par des ingrédients japonais : algues, sauce soja, furikake, oignons verts, sésame. Au Kamehameha, ils sont offerts en trois tailles différentes et à prix relativement doux.
Parmi ceux que j’ai goûtés, mon préféré était le Waikiki. Fait avec du thon rouge et mariné juste avant d’être servi pour éviter de cuire le thon. Avec de l’algue (wakame), oignons verts, sésame et edamame entre autres, c’est le plus près du classique poke et c’est un mélange parfait ! Seule la présence du riz détracte du plat classique.
Le snack qui peut sembler le plus inusité est probablement celui qui va se vendre le plus. Le spam musubi (nigiri de spam grillé) est à la restauration ce que Virginie était à la télévision. Personne ne voulait admettre qu’ils écoutaient Virgnie et pourtant, c’était une émission avec une très forte cote d’écoute. C’est la même chose pour le musubi, ceci va définitivement être un plaisir coupable pour beaucoup de gens. Une grosse tranche de spam est grillée avant d’être déposée simplement sur un lit de riz enveloppé avec du nori. Le résultat est un gros nigiri qui se consomme à une vitesse éclaire. Ça peut sembler trash, mais c’est efficace, surtout pour un lendemain de veille ! Si l’origine du musubi vous intéresse, la petite histoire du spam et du musubi est plus bas dans l’article.
Pour compléter le tout, des malasadas (beignes fourrés à la costarde) et crème glacée sont offerts. Les cornets sont des gaufres en forme de poisson (taiyaki). Ça suit parfaitement la thématique et c’est top pour l’été.

Il sera intéressant de voir l’évolution du menu. Le proprio nous indiquait que le menu allait évoluer et certains plats seront ajoutés. Le menu, d’après moi, est parfait pour l’été, mais reste à voir si le menu sera adapté légèrement pour les rigueurs de l’hiver. Vraiment, le Kamehameha est une belle addition dans un quartier où l’offre culinaire n’est pas toujours au top.

Kamehameha
1190 Ste-Catherine Est

J’étais invité sans frais à cet événement.

Histoire du spam à Hawaii

Lors de n’importe quelle guerre, nourrir les soldats est toujours une logistique très complexe. Ce l’était encore plus lorsque la technologie n’était pas aussi développée qu’aujourd’hui. Lors de la deuxième guerre mondiale, l’armée américaine cherchait à offrir un apport suffisant de protéine à ses soldats. Ceci devait être facile à déplacer, à entreposer et être capable de rester comestible longtemps sans réfrigération. Le produit développé par la compagnie Hormel pour répondre à ces critères était le spam. Tenu dans une canne de 12 onces et facile à entreposer, cette protéine allait devenir une partie importante de l’alimentation militaire. SPAM est un acronyme pour SPiced hAM.
Lors de la deuxième guerre mondiale, l’armée américaine avait un contingent assez imposant à Hawaii. Ceci a permis l’arrivée du spam à Hawaii, mais ce n’est pas exactement la raison de son adoption dans la cuisine locale. La pêche à Hawaii servait à fournir la population locale en protéine. Par contre, la pêche était principalement contrôlée par des Japonais ayant immigré à Hawaii. Comme les États-Unis étaient en guerre contre le Japon, la norme était d’emprisonner tous ressortissants japonais. Or, la diaspora japonaise était trop imposante pour tous les emprisonner et les États-Unis ont plutôt sévèrement restreint la pêche en haute mer pour les punir économiquement. Ceci a eu pour effet de réduire drastiquement la source de protéine pour la population civile. Le spam, maintenant devenu facilement accessible, a rempli le vide comme source de protéine. Après la fin de la guerre, le spam était déjà bien ancré dans la cuisine locale et c’est pour ça qu’à ce jour, Hawaii est l’état consommant le plus de spam per capita !

Dans les années 80s, une certaine Barbara Funamura a fait le mariage entre deux ingrédients très appréciés par les Hawaïens: le riz et le spam. Le tout était originalement offert en forme triangulaire, similaire à un onigiri. La forme a évolué pour ressembler en un immense nigiri. Non seulement c’est un plat très apprécié par les Hawaïens, mais aussi, pour une de ses plus célèbres personnalités : Barack Obama ! Pas difficile à voir pourquoi, c’est vraiment un mélange intéressant et à essayer.

À la découverte du Prosecco

Avec l’été finalement à notre porte, l’Apérol Spritz est un incontournable sur ma terrasse. Et qui dit Apérol Spritz dit Prosecco ! On connaît bien ce cocktail, mais connaissons-nous bien le Prosecco ?

Produit dans le nord-est de l’Italie, le Prosseco est un DOC (Domination d’Origine contrôlée). Un DOC, par défitinition, implique des contraintes et des classifications. Une des contraintes est que le Prosseco doit être fait d’un minimum de 85 % du cépage Glera. Contrairement au Champagne et au Franciacorta, la seconde fermentation est faite en cuve d’inox selon la méthode Martinotti. Le Prosecco se décline en trois catégories :

  • Spumante : effervescent, ceci représente 76 % de la production
  • Frizzante : perlant, ceci représente 23 % de la production
  • Tranquillo : tranquille (aucune bulle), ceci représente 1 % de la production

Le spumante se décline aussi en Brut (0-12g/l de sucre résiduel), Extra dry (12-17g/l de sucre résiduel) et Dry (de 17-32g/l de sucre résiduel).

Et dernière pièce d’information, le Prosecco est de plus en plus populaire. Sa production a pratiquement doublé dans les dernières années !

Lors de deux événements distincts organisés par le DOC Prosecco et la chambre de commerce italienne de Montréal, j’ai eu la chance de goûter à beaucoup de bon Prosecco. Bon nombre d’entre eux ne sont pas encore disponibles au Québec. C’était d’ailleurs la raison du premier événement, trouver un distributeur pour leur produit ! Je n’ai aucun doute que certains d’entre eux se retrouveront très prochainement au Québec. Voici deux produits qui le seront fort probablement.

La Jara produit non seulement des Prosecco top, mais ils sont végétaliens ! Cela peut en surprendre plusieurs, mais d’office, les vins ne sont pas végétaliens dus principalement à l’utilisation de certains produits animaux lors de la clarification du vin. J’ai goûté aux deux et le extra dry est vraiment à mon goût. Frais en bouche, de bonnes bulles franches et surtout, une belle rondeur. Bien hâte de voir cela ici !

Le deuxième coup de coeur provient d’un jeune vigneron. Le domaine produit deux excellents Prosecco. Le produit qui m’a attiré est le Colfondo. À proprement dit, ce n’est pas un Prosecco (ce n’est pas un DOC), mais quel beau produit. Très peu de bulles, fermenté en deux temps, une en cuve et une en bouteille sur lie. Le vin est trouble et très sec (0g/l de sucre résiduel). Assez intéressant comme produit !
Il y a plusieurs excellents Prosecco en SAQ et en voici deux. Pour l’Apérol Spritz, le Zonin  est un excellent choix. Dans la même gamme de prix, le Fiol serait aussi bon en apéro qu’en Sprtiz.
Disponible uniquement dans le temps des fêtes, le Bottega Gold est tout indiqué pour célébrer ! C’est frais, sec et festif.

Si vous cherchez de bonnes bulles à petit prix, c’est difficile de battre le ratio qualité prix du Prosecco. Si vous avez un Prosecco préféré, merci de le partager avec nous !

8e édition de l’été des chefs au Balnéa

Comme c’est la tradition maintenant, qui dit été, dit été des chefs au Balnéa. Pour la 8e année, la compétition est de retour. Dix chefs se disputeront le choix du jury ainsi que le
choix du public pour le meilleur plat. Un plat sera offert par semaine dans le cadre de la compétition. Un accord de vin est aussi proposé pour chaque plat. Voici la liste des chefs ainsi que la semaine qu’ils offriront leurs plats :

  • 2 juillet: Suzy Rainville du restaurant Baumann Smokehouse
  • 9 juillet: Simon Mathys du restaurant Manitoba
  • 16 juillet: James Baran et Xavier Rousseau du restaurant Kampai Garden
  • 23 juillet: Hakim Chajar du restaurant Miel
  • 30 juillet: Martin Juneau du restaurant Pastaga
  • 6 août: Stéphanie Audet des restaurants LOV
  • 13 août: Jean-Paul Aubry de la Taverne F par Ferreira
  • 20 août: Kimberly Lallouz du restaurant du MAC et Monsieur
  • 27 août: Mandy Wolfe des restaurants Mandy’s
  • 3 septembre: Ross Louangsignotha des restaurants HÀ

Mes trois coups de coeur:

Mac: Thon rouge au citron vert et huile d’olive au citron, palourdes marinées, homard poché, émulsion et “sable” de la mer, gel de yuzu, bonbon de
zeste de citron, sauté d’épinards, avocat, laitue assaisonnée de vinaigrette légèrement truffée, pamplemousse frais et fleurs de ciboulette. Ouf, beaucoup d’ingrédients, mais non seulement ça fonctionne, mais c’est classique et frais comme saveurs! Les fruits de mer avec une bonne dose d’acidité et une finale d’umami. Top et parfait pour l’été.

Hà: Isaki flambé sur feuille de bananier, purée de carotte et gingembre, salsa de concombre, ruban de carottes soja, leche de tigre lait de coco, huile d’olive à l’encre de seiche et bouquet d’herbes. L’acidité et un poisson gras c’est un excellent mélange et c’est ce que ce plat offre. Encore une fois, longue liste d’ingrédients, mais toutes les saveurs sont bien maitrisés. Un autre excellent plat léger et parfait pour l’été.

Miel: calmar grillé aux parfums méditerranéens. Un beau mélange de saveur et de texture. C’est pas très élégant lorsqu’on le mange, mais le plaisir est au rendez-vous!

Ma prédiction? Je crois que Miel gagnera. Avec l’ouverture très récente de son propre resto, j’ai un drôle de feeling qu’Hakim sera le chef chouchou cette année!

Vive l’été et vive l’été des chefs dans un des plus beaux spas du Québec!

 L’été des chefs au Balnéa

Ateliers et Saveurs: à la découverte des vins du sud-ouest

J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de l’atelier tout sur une région à Ateliers et Saveurs. L’accent de cette série de soirées est la région du sud-ouest de la France. Et en particulier, le Madiran et la côte de Gascogne. Deux régions qui ne font pas souvent partie des conversations sur le vin et c’est dommage. Il y a beaucoup de beaux vins issus de cette région de la France.

La côte-de-Gascogne produit majoritairement du blanc et ses I.G.P blancs sont les plus exportés au monde ! Il y a beaucoup de cépages dans cette région, mais les principaux sont le colombard, gros manseng, ugni-blanc, chardonnay et le sauvignon blanc. 85 % de la production de la région est en vin blanc. Nous avons dégusté la Gascogne d’Alain Brumont. Vin qui se retrouve dans l’ensemble des SAQ et qui est parfait pour l’apéro ou un bel après-midi au soleil sur la terrasse.
Si la côte-de-Gascogne offre majoritairement du blanc, c’est une tout autre histoire pour le Madiran. 100 % de la production du Madiran est en rouge ! Le cépage emblématique de la région est le tannat. Et qui dit tannat dit tannin. Nous avons ici des vins forts en tannins, mais bien faits et bien équilibrés. J’ai été déstabilisé par l’accord au dessert. Un vin 100 % tannat très tannique avec un brownie servi sur une crème chantilly avec des crumbles de bacon. Vraiment surprenant et bien réalisé !

Le déroulement de la soirée est très convivial. Six vins sont offerts en dégustation en accord avec 3 bouchées. La discussion est ensuite ouverte pour aider à comprendre et échanger sur les accords entre les vins et les bouchées. Des infos sur la région font aussi partie de l’atelier ce qui aide aussi a comprendre les accords. Fait important à noter, tous les vins dégustés lors de la soirée sont disponibles à la SAQ. Donc, si vous avez un coup de coeur pour un vin, nul besoin de faire mer et monde pour le retrouver !

Les ateliers sont offerts tant à Montréal qu’à Québec. Voici la liste des dates pour les ateliers. Faites vite, certaines soirées semblent déjà pleines !

Montréal :

Mardi, 13 juin
Jeudi, 20 juillet
Lundi, 25 septembre

Détails ici pour les ateliers de Montréal

Québec :

Mercredi, 14 juin
Mercredi, 19 juillet
Lundi, 18 septembre

Détails ici pour les ateliers de Québec

Bonne découverte !

Le Franciacorta, sublimes bulles de Brescia en Lombardie

Il y a beaucoup d’appellations en Italie. 550 pour être précis (I.G.T, D.O.C et D.O.C.G.). Même si 110 de ces appellations représentent 90 % du marché de vins en Italie, il y a beaucoup de très petites, et bonnes appellations. Il y a une volonté de réduire ce grand nombre d’appellations, mais ce n’est pas demain la veille ! De ces petites appellations, une était le focus d’une présentation coanimé par Guénaël Revel (aka Monsieur Bulles) et un producteur Riccardo Ricci Curbastro: le franciacorta. Si vous ne connaissez pas ce D.O.C.G., c’est assez normal, les Italiens consomment 88 % de sa production ! Ce qui laisse un maigre 12 % pour son exportation. Et lorsqu’on réalise que la production totale du Franciacorta représente seulement 5 % de ce qui se produit comme volume en Champagne, nous comprenons rapidement pourquoi il est difficile d’en trouver sur nos tablettes !

C’est le premier D.O.C.G. de bulles italiennes fait avec la méthode traditionnelle (i.e. méthode champenoise). C’est d’ailleurs la principale différence entre le Franciacorta et le Prosecco. Le Prosecco étant fait selon la méthode Charmat pour réduire le coût de production.

Le Franciacorta est décliné en brut et en satèn. Le brut est fait d’assemblage chardonnay, pinot noir et pinot blanc. Le satèn est quant à lui limité soit au chardonnay exclusivement ou un assemblage de chardonnay et pinot blanc. Le pinot blanc ne pouvant dépasser le 50 % dans le satèn.
Le brut de Ricci Curbastro avait un nez vif et très frais. Ceci se confirmait en bouche, vif avec une bonne note d’acidité. Très peu de sucre et des bulles tout en finesse. Le satèn de Ricci Cubastro est plus rond que le brut. Il se rapproche d’un blanc de blanc et donc, tombe en plein dans mes goûts. Il est plus riche au nez et plus rond en bouche avec quelques notes pâtissières. Vraiment top comme bulles. Je ne suis pas l’expert des bulles, mais Guénaël oui. Et selon lui, le Franciacorta est dans le top des bulles. Et je suis bien d’accord avec lui! Il y a une petite sélection de Franciacorta à la SAQ et le satèn de Ricci Cubastro s’y retrouvera très prochainement. Mais il faudra faire vite, car moins de 1000 bouteilles seront disponibles pour l’ensemble du Québec ! Et à moins de 50$, c’est clair que ça va partir très rapidement !

Très beau produit à découvrir et si vous avez des amateurs de Champagne dans votre entourage (ou des curieux du vin), ils vont apprécier le Franciacorta.

Quand les vins d’Alsace se font gourmands!

Lors d’une soirée particulièrement pluvieuse, j’ai eu le plaisir de déguster des bons vins lors de l’événement Alsace Gourmande. Doublement chanceux, car la dégustation comportait aussi un élément ludique, la préparation d’un plat emblématique de l’Alsace sous les judicieux conseils de Lesley Chesterman ! C’était aussi la première fois que je retournais à l’académie culinaire depuis mon cours de technique de bases. Toujours drôle de revoir la station où j’ai appris beaucoup de choses sur la cuisine !
Les vins d’Alsace étaient tout indiqués pour une journée grise, des vins qui apportent de la fraicheur et oui, du soleil dans nos verres. La région produit principalement du blanc qui représente non moins de 90 % de sa production. Le vin tranquille représente 77 % de la production alors que 23 % sont destinés aux bulles (les crémants). Les vendanges sont à 90 % manuelles !

Deux maisons étaient présentes : Willm et Wolfberger. Du côté de Wolfberger deux crémants étaient offerts en dégustation ainsi qu’un assemblage de muscat, riesling et pinot gris. Le crémant d’Alsace est un peu plus léger règle générale que le champagne et il est beaucoup plus abordable ! Si vous cherchez de bonnes bulles avec un ratio qualité prix hors pair, les crémants d’Alsace devraient faire partie de votre liste ! Le crémant brut est parfait en apéro. Avec son nez floral et des notes de pêche et d’abricot en bouche, c’est frais et bien fait. Et à 19.10$, c’est une aubaine ! Nous avons aussi eu la chance de déguster un crémant vieilles vignes du millésime 2012 issu d’un assemblage de pinot blanc, chardonnay et riesling. Magnifique, mais malheureusement non disponible en SAQ.

Du côté Willm, deux excellents produits bien connus des Québécois étaient présents. Le pinot blanc réserve 2016 avec ce qui me semble être de la poire au niveau olfactif et une belle acidité en bouche. Droit, bien fait et à un très bon prix à 15.15$. Le pinot gris, l’autre vin que je connais bien, est arrivé en même que le plat de la soirée. Avec beaucoup d’aide de Lesley, nous avons été capables de faire de magnifiques tartes flambées ! De la crème fraiche, des oignons, du lardon et du fromage déposé sur une pâte à pizza, c’est très bon. Ce qui est encore mieux, c’est d’avoir un bon verre de vin blanc comme accompagnement et le pinot blanc était parfait dans ce rôle.
Deux autres vins ont attiré mon attention. Le gewurztraminer clos Gaensbroennel 2013 qui a été servi au dessert était époustouflant. Le nez de fruits exotiques et des aromes de fruits exotiques et d’épices en bouche. Beaucoup de finesse dans ce vin, genre de truc qu’on aimerait trouver régulièrement à la SAQ.

À noter la création aux pommes de Lesley à l’avant plan. Vous saviez qu’elle était pâtissière avant d’être critique culinaire?

Le deuxième arrive à point pour l’été. L’Alsace produit quand même 10 % de cépage rouge et c’est principalement du pinot noir comme cépage rouge. Le pinot noir rosé avec son nez de fraise et de framboise et plutôt sec en bouche et parfait pour une belle journée ensoleillée sur la terrasse. Ce produit vient d’arriver à la SAQ en quantité limitée alors c’est le temps d’en faire le plein avant la saison d’été !
Si vous ne connaissez pas les vins d’Alsace, c’est le moment idéal pour en faire la découverte.

Découvertes vins: le Chili et l’Alsace

Le mois d’octobre a apporté plusieurs belles découvertes côté vin! En débutant par une belle dégustation privée des produits Arboleda du Chili. Trois produits sont disponibles en SAQ: un chardonnay, un sauvignon blanc et un cabernet-sauvignon. Les trois sont bien faits, mais le chardonnay 2015 a volé la vedette pour moi! Vignes cultivées dans un climat maritime. Fermentation avec des levures naturelles dans des fûts de chêne français. Élevé par la suite pendant 10 mois dans des fûts de chêne français. Le résultat? Un beau vin, frais, franc et équilibré. En bouche, une acidité vive et une pointe minérale. Et le tout, avec très peu de sucre résiduel, pour ceux qui sont très soucieux de cet aspect dans les vins.

Chardonnay Arboleda

Mais le clou de la soirée pour moi, un superbe syrah 2014 qui n’est malheureusement pas (mais bientôt?) à la SAQ. J’aime beaucoup le syrah surtout ceux de la vallée du Rhône. Et je retrouve le même plaisir à boire celui d’Arboleda ! Fermentation en cuve d’inox avant de passer 12 mois en fût de chêne français dont 10% neuf. Le résultat est une bonne représentation de ce que peut donner le syrah en sol chilien. Au nez, des fruits rouges et des épices. En bouche, on retrouve les fruits rouges, des tanins souples et moyennement longs en bouche. Vraiment top! Chère SAQ, à quand ce beau produit sur nos tablettes?

De beaux vins du nouveau monde très bien faits et à essayer si vous ne connaissez pas.

Les vins Arboleda

Les vins d’Alsace, c’est plus que les Pfaff et Willm. Ce sont de bons vins, mais il y a encore mieux! Il y avait pas mal de vins à essayer lors de la soirée de dégustation des vins d’Alsace. Voici mes coups de coeur.

Le maître de chai avait un superbe muscat grand cru Saering 2014 sec du domaine Dirler-Cadé en dégustation. Quel plaisir de boire un beau muscat sec! Vin très élégant, un peu de minéralité, mais surtout, tant au nez qu’en bouche, de belles notes d’abricots. Top! En importation privée seulement. Le Riesling Belzbrunnen du Domaine Dirler-Cadé est lui disponible en SAQ et là aussi, c’est un très beau vin. Un vin rond et frais avec de belles notes fruitées et une petite pointe d’acidité à la fin.

Riesling Belzbrunnen à la SAQ

Maître de chai

Avec l’approche des fêtes, plusieurs pensent déjà au champagne. Mais il n’y a pas que le champagne, il y a aussi de beaux Crémants d’Alsace! Mon coup de coeur revient à celui présenté par Oenopole. Le crémant du Domaine Barmès-Buecher 2013 est celui que j’ai goûté. Les bulles sont fines et persistantes. C’est frais, floral avec une bonne finale en bouche. Une belle acidité, mais bien contrôlé. Très belles bulles et à 27$ c’est plus abordable que du champagne!

Crémant d’Alsace Barmès-Buecher à la SAQ

Oenopole

Bonnes découvertes!

Lancement épique pour le vin Epica

J’étais très intrigué à la réception de mon invitation au lancement du nouveau vin Epica. De un, il s’agit d’un nouveau vin chilien et ça, c’est toujours intéressant surtout ici au Québec. De deux, en quoi l’événement serait épique ?img_20160928_184630img_20160928_182738-01C’est l’emplacement qui a rendu ce lancement épique ! La soirée se déroulait à la tour de Lévis dans le Parc Jean-Drapeau. Magnifique emplacement avec une vue à couper le souffle sur Montréal. Sérieusement, si vous cherchez une salle unique pour vos événements, vous devez penser à celle-ci. Tout simplement épique !epica_2016-3Crédit photo Vins Danduran

Le vin epica s’insère bien dans le vaste catalogue de Vins Dandurand. Vous ne connaissez peut-être pas le nom l’importateur, mais vous connaissez leurs vins. Chapoutier, Geroges Duboeuf, Pfaff, Frescobaldi, Ménage à trois et j’en passe ! Ce qui nous amène à leur dernière addition : Epica Red Blend. Vin rouge élaboré de 90 % carbernet sauvignon, 5 % carménère et 5 % syrah. Le cabernet sauvignon provient des vallées de Maipo et Colchagua tandis que le carménère et syrah proviennent de la vallée du Maule. Au nez, beaucoup de fruits rouges. En bouche, un tout petit peu de poivron vert, beaucoup de cerises et de la vanille. Pas trop corsé et avec une longueur moyenne en bouche. Ça se boit très bien et c’est plutôt racoleur comme vin. Contiens 13g/l de sucre résiduel. C’est un vin qui va facilement trouver preneur, comme le démontre les ventes à la SAQ dans ce profile de vin. Ce n’est pas tout à fait mon genre de vin, mais dans cette catégorie de vin, c’est bien fait et à un prix assez doux (moins de 15$).  Si vous êtes amateur de vin fruité, un peu sucré, voir même confituré, vous serez servis à souhait !

Epica Wines
Vins Philippe Danduran